Poèmes


Vision d'apocalypse


J'approchai de la noble Bête,

Qui posséda deux hémisphères,

Qui sur la terre ou sur la mer,

Ordonna de chanter à tue-tête,

«Tu es celle qui donna à Byzance,

Toute son industrie, toute sa science»,

Elle corrompit les âmes impies,

Et terrassa ces corps sans vie.

Le sol gronda tout en s'ouvrant,

Et commanda aux plus vaillants,

De bien loin partir et d'y rester,

A moins qu'ils ne furent déterminés,

Les plus héroïques firent retraite,

Avant que n'arrive l'insatisfaite,

La mort elle-même qui donna lieu,

Au nouveau cycle en de nouveaux lieux.

Anthony Konaté © 2016





 

Au royaume de l'ennui

Mon exutoire à l'ennui

Au royaume de l'ennui,

Trône mon corps,

Mais devant l'envie,

Je m'extasie encore.

Mon âme en est lasse,

Quelle curieuse chose,

Comme disait Horace,

« Mesure en toute chose. »

Hélas cette gnose,

Je ne l'entends pas,

Elle sonne mauvaise prose,

Gardez ce fatras.

Sans commune mesure,

La chair m'attire,

Car dans la luxure,

L'ennui peut s'enfouir.

Anthony Konaté © 2016

Epigramme contre le genre humain

Dans mon univers cloisonné


Souffrez d'apprendre ô chers humains,

A quel point vous êtes vicieux,

Et le sage ou le vieux,

Quelle profonde tristesse vous étreint !

En cette heure bien enlisé,

Dans ce cynisme fort travaillé,

Que je nous admire ou méprise,

Sur nos conditions, point d'emprise.

Les savants de leur docte hauteur,

Qui peuvent même prédire le bonheur,

Ont comme nous la même substance,

Qui inlassablement vers la mort s'élance.

Envers nous-mêmes, nous avons foi,

Ayant perdu gaieté et joie,

Ce que dame nature put nous offrir,

Nous n'avons su que le détruire.

Anthony Konaté © 2016



La parole

La parole

-Courte apologie-

La parole s'épuise,

D'un trait de temps,

Attire convoitise,

Chez quelques gens,

Quand elle fut belle,

J'y songe encore,

Le silence d'un tel,

Est tout sauf d'or. 

Anthony Konaté © 2016